Québec – La démarche avant le départ

« d’azur à la croix d’argent cantonnée de quatre fleurs de lys du même »

(Pour les autres articles concernant le voyage au Québec, cliquez sur le mot-clé « quebec » dans le coin en bas à droite)

Aujourd’hui, j’ai enfin décidé de faire un peu de classement dans mes notes concernant le Québec.

Premier article donc véritablement sur la démarche de partir au Québec: ce qu’il faut savoir avant le départ !

Disclaimer: Plus qu’un vrai reportage, il s’agit ici de liens et de remarques que j’ai trouvé utile de noter avant de partir. J’oserais pas dire que c’est un véritable walkthrough sur comment bien réussir son départ, mais c’est déjà pas mal :p

La check-list

« Liliane, fais les valises, on rentre à Paris ! » — George Marchais

La fameuse étape incontournable de chaque voyage… La check-list ! Pour un voyage aussi long et aussi important que celui d’une quatrième année d’Epitech au Québec, il y a un certain nombre de choses avec lesquels vous devez vous assurer de partir.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais parler d’un site: Pakata. Pour tous les stressés de la check-list, ça pourrait vous être utile si vous voulez avoir encore un moyen supplémentaire de vérifier que vous n’avez rien oublié. Malheureusement, je n’ai appris son existence qu’après que mes préparatifs soient terminés, je ne l’ai donc pas testé pour vous. Mais voilà, ça existe.

Avant de partir, assurez-vous donc d’avoir:

  • votre passeport: bah, oui, ça paraît LOGIQUE, hein, mais, bon, on sait jamais. Vous allez en avoir besoin absolument PAR-TOUT (aéroport, université, régie d’assurance maladie…), étant donné qu’à l’étranger, ce sera probablement votre seule pièce d’identité valable
  • La lettre de validation du permis d’études. Évidemment vous n’aurez pas votre permis d’études au moment de partir (on vous le délivrera à l’aéroport de Québec), mais vous devriez avoir reçu avant le départ une lettre de confirmation comme quoi votre demande de permis d’études a été acceptée. Bien entendu, elle vous servira à obtenir le précieux permis.
  • Le CAQ: le Certification d’Acceptation du Québec, dont vous devriez avoir reçu un exemplaire papier par la Poste, signé et tout le tintouin, avant même d’avoir fait votre demande de permis d’études, est aussi un élément important qui vous sera notamment demandé à l’aéroport et l’université.
  • Lettre d’admission de l’université : extrêmement importante, elle sert tout simplement à prouver qu’un organisme scolaire a effectivement accepté que vous veniez étudier dans un de ses programmes pour la durée spécifiée ! On vous la demandera un peu partout aussi. Pour ceux qui se poseraient la question: ça ne sert pas à grand chose de trimballer toute la liasse de papiers, avec les frais de scolarité et compagnie: la seule chose qui intéressera vos interlocuteurs, c’est la première page, spécifiant que l’université vous accepte, avec le cachet.
  • Le formulaire SE 401-Q-106: le formulaire qui permet l’entente spéciale entre la France et le Québec sur le sujet de l’assurance maladie, vous permettant de souscrire temporairement à la RAMQ, la Régie d’assurance maladie québecoise. Assurez-vous de bien avoir l’exemplaire final, c’est-à-dire celui qui doit avoir été signé à la fois par votre école et par votre caisse d’assurance maladie en France
  • Avant de prendre l’avion, n’oubliez pas de prendre vos documents de vol… Ça peut servir 🙂
  • Si vous suivez un traitement médical, assurez-vous de prendre suffisament de médicaments pour toute la durée de votre séjour. Parlez de votre cas à votre médecin qui acceptera sûrement de vous faire une ordonnance spéciale. Faites-le quand même en avance au cas où, dans la plupart des cas ça ne posera aucun problème, mais certains médicaments sont des exceptions et peuvent être difficilement remboursables dans ces conditions, ou ça peut prendre du temps. De manière générale, prenez tous vos documents de santé et d’antécédents médicaux qui pourraient servir à un service médical si il vous arrivait malheur (on sait jamais…)
  • notre époque est de plus en plus high-tech et on se trimballe de plus en plus d’appareils électroniques sur nous: iPods, smartphones, PCs, consoles portables, brosses à dents, rasoir… Assurez-vous avant le départ que tous les chargeurs de vos appareils sont compatibles 110V (de nos jours, rares sont ceux qui ne le sont pas: si vous voyez écrit « 110-240V » dessus, c’est que c’est bon), que vous les avez tous. Si un appareil ne supporte pas le 110V (exemple vécu: le chargeur de ma 3DS européenne), deux solutions: acheter un transformateur de courant, ou acheter la version US de l’appareil (ce que j’ai fait, pour mon chargeur 3DS). Prendre des adaptateurs avant le départ est recommandé, mais pas obligatoire (on en trouve en aéroports). Si d’habitude vous avez besoin d’une multi-prise, il n’est pas bête d’en prendre une. Et si vous voulez vraiment être au top du top de la prévoyance, songez que sur place, vous allez aussi utiliser beaucoup d’appareils locaux, avec le format de prise local en natif: pensez à la multiprise US ! (Et penser aux chargeurs c’est bien, penser aussi aux appareils qui vont avec c’est encore mieux !)
  • Surveillez le poids de votre valise: si vous voyagez en classe économique, les poids limite peuvent être assez bas. J’ai voyagé en classe éco, et le poids maximal du bagage en soute était de 23 Kg (et vu que ma valise faisait 25 Kg, je me suis pris un surcoût de 50€, vlan), du bagage en cabine: 10Kg.

 

Prendre l’avion

Première étape pour se rendre au Québec: prendre l’avion ! Comment, où, quand le prendre ? Vaste question !

Comment

En fait, tout dépend de vos impératifs et de vos envies. Concernant la compagnie de transport tout d’abord, les deux choix les plus évidents sont Air Canada et Air Transat (aussi appelée Vacances Transat). En tout cas à l’époque où j’ai commandé mon billet d’avion, ce sont les seules à desservir le Canada par avion.

Surtout, attention aux billets aller/retour ! À moins d’être vraiment certain que vous devrez être rentré pour une date précise, il est en général conseillé de prendre le billet aller pour commencer, puis prendre un autre billet aller pour revenir en France une fois sur place. Si prendre un billet aller/retour d’un seul coup peut certes revenir moins cher au total, pour un long voyage comme celui de la quatrième année d’Epitech — huit mois, voire un peu plus car les permis d’études délivrés vont de fin Août 20XX à fin Août 20XX+1, ce qui permet de rester un peu après la fin de l’année scolaire en tourisme —, les vols retour (plus de huit mois dans le futur, en réservant à l’avance) sont débloqués assez tardivement, et la montée du prix du billet aller entretemps peut ruiner l’avantage que ça présente.

En s’y prenant trois mois à l’avance, j’ai payé mon billet aller, sans aucune assurance et classe économique, 483€ TTC. Je l’ai pris assez tard car j’avais attendu les vols retour de Air Canada (il n’y en avait toujours pas), et je ne voulais pas risquer de hausse des tarifs. Mais à titre de comparaison, avec Air Canada un aller-retour (avec une date de retour la plus tardive possible) en classe super économique me revenait à 330€ le vol (moins cher donc). En revanche, n’espérez pas prendre un aller simple avec Air Canada, sauf si vous êtes prêt à payer 1000€ le vol, voire plus… 🙂

 

Pour ma part, j’ai choisi Air Transat pour la simple raison que c’était la seule compagnie à effectuer Paris-Québec en vol direct. Si vous n’habitez pas à Paris (par exemple à Lyon), regardez quand même, car Air Transat part de beaucoup d’aéroports en France ! Pour Air Canada, il me semble qu’ils ne partent que de Paris (si vous ne voulez pas faire d’escales dans d’autres pays), et vous aurez forcément une correspondance à Toronto ou Montréal avant d’arriver à l’aéroport de Québec. Une formule plus économique serait de par exemple atterrir à Montréal et de rejoindre Québec en bus.

 

Quand

Dans le cadre d’un voyage pour la quatrième année d’Epitech, vous êtes tenu d’arriver avant le 2 septembre, et même un peu avant, histoire d’aller finaliser votre inscription aux bureaux sur place et d’aller vous faire inscrire à vos cours par la gestionnaire des études, car en tant qu’étudiant étranger, vous ne pourrez ajouter/retirer des cours à votre session sur l’intranet de l’université que lorsque vous serez allé voir l’administration !

En résumé: arriver au moins deux semaines à l’avance (vers le 15 août) est un bon choix. Cela dépend évidemment de vos envies et contraintes, mais arriver deux semaines avant le début des cours laisse un laps de temps confortable pour s’installer, découvrir, parer à d’éventuels imprévus (une recherche d’appart qui dure un peu plus longtemps que prévu, …).

N’oubliez pas qu’il y a une semaine d’intégration la semaine précédant la rentrée, et qu’arriver tard peut vous forcer à devoir faire des démarches administratives plutôt que de profiter des activités intéressantes qui sont proposées pendant cette semaine.

N’oubliez pas non plus que l’université ne sera pas la seule démarche que vous devrez effectuer une fois arrivé sur place ! Si vous devez chercher un logement, il faut le temps d’aller visiter. Vous n’échapperez pas au passage obligatoire à la RAMQ (la Régie d’Assurance Maladie du Québec), très excentrée (environ 1h30 de trajet en bus, sans parler de l’attente sur place). Si vous n’allez pas en résidence, il y a peu de chance qu’une fois que vous aurez votre logement, il soit entièrement meublé avec literie/vaisselle/bureau etc. . Si vous devez commander une ligne Internet, il faudra prévoir un rendez-vous avec un technicien. Tant de démarches qui peuvent générer de chronophages imprévus. Après, évidemment, si vous êtes logé en résidence sur le campus, c’est autant de problèmes qui s’envolent subitement…

Pour exemple, je suis arrivé le 26 Août (une semaine avant la rentrée donc), et je n’ai pour ainsi dire pas profité de la semaine d’intégration. J’ai été pris en tenaille entre les démarches administratives à l’université, la RAMQ et les visites d’appartement. Cette situation m’a fait rater à peu près la moitié des activités, et une fois que j’ai eu mon logement, il y a toutes les démarches type Internet/électricité/achat de vaisselle et meubles qui sont venues s’accumuler, en pleine semaine de rentrée, et au bout d’un moment, ça devient TRÈS compliqué à gérer. Ce sera l’objet d’un autre article (celui concernant l’ « après arrivée » ).

En résumé

La formule dépend essentiellement de vos préférences. Ce qu’il faut retenir:

  • un aller-retour coûte globalement moins cher, mais vous avez des dates fixes et c’est un peu risqué (pour un long voyage, les vols retour sont disponibles à la réservation très, voire trop tard)
  • Pour voyager au Canada, deux compagnies principales: Air Transat et Air Canada
  • Vous pouvez prendre des allers simple à un prix raisonnable avec Air Transat (~500€), pas avec Air Canada (1000€ et +)
  • Air Transat est la seule compagnie à desservir l’aéroport international de Québec Jean-Lesage depuis la France en ligne directe, et ce depuis de nombreux aéroports
  • pour un voyage Epitech quatrième année, prévoyez d’arriver au moins deux semaines à l’avance selon votre situation (résidence sur le campus = problèmes en moins)

 

 

Le logement avant le départ

Une bonne façon de commencer son voyage

Si vous n’allez pas en résidence sur le campus, vous allez avoir besoin de visiter des appartements. À moins d’avoir des amis chez qui dormir, il va donc vous falloir un endroit où dormir en attendant d’en avoir un (règle numéro un de l’immobilier: ne JAMAIS payer pour quelque chose qu’on a pas visité !).

Plusieurs solutions s’offrent à vous dans ce cas de figure: les hôtels, les auberges de jeunesse, les auberges tout court, les chambres d’hôtes… Gardez à l’esprit que le temps de démarcher, visiter, obtenir les clés de votre futur appartement, et avoir de quoi dormir dedans (si il n’est pas meublé), il peut se passer un assez long moment, se réserver 7 ou 8 jours n’est donc pas forcément du luxe.

Pour ce genre de durée, les hôtels et les auberges type « bed & breakfast de luxe » vont probablement être hors de prix (ça peut vite chiffrer à 800 $ CAD et bien plus), à moins que vous teniez absolument à avoir « tout le confort moderne »…

Préférez donc plutôt les auberges de jeunesse (parfois un peu miteux, avec salles de bain communes et dortoirs, mais dites-vous que c’est temporaire). Certaines possèdent des chambres individuelles ou avec lit superposé, cherchez donc bien si vous n’aimez pas les dortoirs. Et ça paraît bête à dire, mais gardez toujours un œil (et même deux) sur vos affaires !! Pour ma part, je suis resté huit jours — et j’ai eu besoin de ma réservation jusqu’au dernier jour, comme quoi — dans une petite auberge de jeunesse avec quasiment que des chambres duo, et j’ai quand même réussi à me faire chourer mon gel douche…

À peu près entre les deux niveau prix, les chambres d’hôtes peuvent être une excellente alternative, si vous en avez les moyens. Cela vous permettra d’arriver en douceur, dans un foyer de gens locaux qui pourront vous aider et vous guider dans vos premiers jours à Québec. Si vous ne connaissez personne susceptible de vous aider sur place, ça peut être très enrichissant. Faites tout de même attention, certains gens sans scrupules font ça uniquement pour arrondir leurs fins de mois et laissent parfois leurs invités dans des conditions déplorables ! Heureusement, la plupart des sites type Couchsurfing permettent de repérer ce genre d’individu assez vite en établissant une notation des hôtes, lisez bien les commentaires avant toute proposition pour éviter les mauvaises surprises.

Niveau contrainte temps, prévoyez au moins de vous y atteler un bon mois à l’avance (voire plus, histoire d’être sûr). Les réservations des établissements les plus cotés sont très, très tôt complètes et plus le temps passe, plus les prix s’envolent. Il convient donc de s’y prendre longtemps à l’avance, surtout pour une période comme la mi-Août, histoire de ne pas avoir de mauvaise surprise (ou de note très salée).

Bien entendu, une littérature abondante existe sur le sujet. Quelques liens utiles:

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Cet article touche à sa fin, j’ai abordé à peu près tout ce que je sais concernant ce qu’il faut garder à l’esprit avant le départ.

Le prochain article de cette « saga Québec » sera donc sur « l’après arrivée », ou ce qu’il se passe une fois qu’on est descendu de l’avion 😉

À plus tard !

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