Québec — Une fois sur place

Aujourd’hui, deuxième volet des notes de nos péripéties au Québec… Comment (à peu près) s’en sortir une fois sur place !

(Pour les autres articles concernant le voyage au Québec, cliquez sur le mot-clé « quebec » dans le coin en bas à droite)

À l’aéroport

 

L’immigration

Première étape obligatoire à l’arrivée: l’aéroport ! Dans cette partie, je parle en tant qu’étudiant arrivé à l’aéroport international Jean-Lesage de Québec. Si vous arrivez ailleurs, si vous êtes venu en bateau, ou si vous êtes Superman, tant pis 🙂

« Mais… mais… c’est de la discrimination ça monsieur !! »

Une fois sorti de l’avion, vous ne pouvez pas rater les bureaux d’entrée sur le territoire. Les agents vous demanderont tous la même chose: passeport, lettre d’acceptation du permis d’études et lettre d’introduction de l’université (oui, je n’ai pas du tout eu besoin de mon CAQ dans l’aéroport…).

Une fois passé le premier guichet, n’oubliez pas de passer au bureau de l’immigration récupérer votre permis d’études ! Normalement, l’agent va vous en parler et, de toute façon, c’est juste derrière. La longue queue de jeunes gens qui attendent (seraient-ils des étudiants ?!) ne trompe en général pas !

Faites tout de même attention à ce qu’il est permis d’apporter avec vous au Canada ou pas. Avant de passer le « poste frontière », des bennes sont présentes dans la file d’attente pour que vous puissiez jeter des trucs dont vous venez de vous apercevoir qu’ils contreviennent au règlement (toujours mieux que de payer une forte amende…).

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Dommage pour les petits malins qui croyaient économiser un peu sur les petits-déjs en apportant leur lait, ça ne passe pas

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Moralité: si vous venez avec votre poule, DÉCLAREZ-LA !

Normalement, à cette étape si vous avez tous les documents nécessaires, tout se passe sans aucun problème. Une fois le permis d’études en poche, vous et vos bagages pouvez aller vous installer dans le grand hall de l’aéroport…

 

La navette

À ce point, il faut savoir qu’au cours des semaines qui précèdent la rentrée universitaire, l’université Laval offre un service gratuit de navettes entre l’aéroport et le campus (cette année: du 5 août au 2 septembre). Alors n’hésitez pas: prenez-la ! Il y a normalement un stand avec des grandes banderoles, il suffit d’y aller et de s’y inscrire, discuter un peu avec les gens, etc.

En terme d’horaires, par exemple, le jour où je suis arrivé, les départs c’était: 11 h 30, 13 h 30, 15 h 30, 18 h, 20 h 45. Arrivée sur le campus une vingtaine de minutes plus tard. Il y a donc peu de chances que vous attendiez longtemps avant le prochain départ… dans un bus jaune ! Eh oui, comme aux États-Unis.

 Et c’est foutu, les bus jaunes me rappelleront toujours cette scène de Donnie Darko (j’en reparlerai probablement un jour)

N’habitant pas en résidence, j’avais une réservation à l’hôtel, assez éloigné du campus, et je me suis un peu posé la question de savoir si je la prenais ou pas, mais c’était une bonne décision. Si vous avez une chambre en résidence, la question ne se pose même pas: les résidences sont le premier arrêt de la navette avant le pavillon principal Desjardins.

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Une après-midi comme les autres au stand d’accueil de la navette…

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« Oh les cons, pour une fois que j’essayais de faire ça bien ! »

Prendre la navette, c’est bien car déjà, c’est gratuit (!), et ça ne permet pas seulement d’avoir une première vue du campus, on vous amène directement au salon d’accueil des étudiants étrangers.

L’université

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Le salon d’accueil

Profitez bien du salon d’accueil des étudiants étrangers, car y sont mis à disposition ordinateurs et un téléphone gratuitement en libre-service, ainsi qu’une foule de documents et de renseignements: plans du campus (car il est immense), plans de la ville, et des agents d’accueil sont là pour vous aider si vous ne savez pas trop où aller ou ce qu’il faut que vous fassiez par la suite.
De plus, si une fois arrivé au campus, vous devez de nouveau vous déplacer (comme moi), les bénévoles vous indiqueront quoi faire pour rejoindre votre destination. Pour moi par exemple, j’ai pu prendre le bus en achetant une carte de bus temporaire chez Alphonse, un dépanneur (petit magasin de proximité) établi directement dans le pavillon principal. Ils auront également plein d’infos par exemple pour chercher un logement, etc., n’hésitez pas. Cette année, le salon d’accueil était ouvert du 15 août au 5 septembre de 9h à 17h. Pensez-y !

Le lien vers le site du salon d’accueil

Le registraire

Une fois arrivé à l’université, ce n’est pas forcément à faire le jour de votre arrivée, mais le plus tôt, c’est le mieux:

  • passer au Bureau du registraire vous présenter avec CAQ, permis d’études, passeport, lettre d’admission pour confirmer que vous êtes bien vivant, bien arrivé, etc. Il est très important d’y aller le plus tôt possible (surtout si vous avez la chance d’arriver avant le « rush » du gros des arrivées d’étudiants étrangers) et tôt le matin (pour éviter de faire 2 à 3 heures de queue – et je n’exagère pas), car sur une dizaine de guichets, seulement deux sont consacrés aux étudiants étrangers. Pas besoin d’avoir une adresse postale fixe à ce moment, mais il faudra leur en donner une pour recevoir votre carte d’étudiant temporaire (vous pouvez le faire plus tard sur Capsule, l’intranet étudiant)

Il faut prévoir beaucoup de temps (une demi-journée n’est pas de trop) pour en venir à bout car le campus est grand, au début, on se perd, et surtout, il y a du MONDE (de l’attente, de la queue… bref) et il n’y a pas beaucoup de guichets destinés aux étudiants étrangers (cette année, deux), du coup, ça avance TRÈS lentement.

Je n’ai pas toujours pensé « L’enfer, c’est les autres », mais quand j’étais au bureau du registraire de Laval, je l’ai pensé très fort

D’ailleurs, petite note à quiconque pour qui ça pourrait servir: sur la fiche verte qu’ils vous remettent avant de passer au guichet pour la première fois au registraire, le numéro de dossier, c’est bien votre numéro de matricule inscrit sur votre lettre d’acceptation de l’université, pas le numéro de dossier sur le CAQ. Aussi, précisez bien que vous venez de France et que donc pour valider le dossier, il vous faut passer à la RAMQ, la Régie d’assurance maladie.

Le choix des cours

Autre démarche obligatoire à faire le plus vite possible en arrivant: passer voir votre gestionnaire des études (la personne en charge de votre programme, quoi) histoire de vous présenter, acquérir la liste des cours auxquels vous inscrire, active votre compte sur Capsule… C’est une procédure obligatoire pour les étudiants étrangers.

Au fait, vous vous souvenez de la liste de cours que vous avez eu à remplir pour les Relations Internationales d’Epitech avant le départ ? Et bien… Oubliez-la !

Sur place, le choix des cours diffère sensiblement de celui qu’on vous a transmis à Epitech, une nouvelle liste vous est fournie sur place: certains qui étaient proposés avant le départ ne le sont en fait pas, d’autres ont fait leur apparition, d’autres ont changé de nom… Par conséquent, si vous hésitez entre Laval et une autre destination, méfiez-vous, car la fiche de cours transmise par Epitech n’est pas forcément exacte: attendez-vous à ce que certains cours, même si ils ont l’air intéressant, ne soient pas disponible. En revanche, vous n’avez absolument aucune obligation de suivre la liste que vous avez établi auparavant: choisissez ce que vous voulez. La seule règle est que pour valider la correspondance avec l’année Epitech, il vous faudra valider huit cours locaux dans l’année. Mais vous choisissez entièrement lesquels (parmi la liste bien sûr…), et la répartition (4 cours à l’automne et 4 à l’hiver, 3 à l’automne, 5 à l’hiver, etc.). Enfin pas exactement TOUS ceux que vous voulez: il faut choisir au moins une matière (ou deux, j’ai un doute) qui se déroule en classe (pas à distance donc).

Les cours feront l’objet d’un autre article quand j’en saurai un peu plus.

La semaine d’accueil

Cette année avait lieu comme chaque année une semaine d’intégration pré-rentrée pour aider les étudiants étrangers à découvrir le campus de Laval. Cette année, c’était du 26 au 30 Août. C’est idéal à la fois pour rencontrer des gens, peut-être d’autres gens d’Epitech (mais ce n’est pas le but, on est à l’étranger enfin !), découvrir les lieux de façon un peu encadrée, à la fois à l’intérieur mais aussi à l’extérieur du campus, avec par exemple une randonnée qui était organisée dans le parc national de la Jacques-Cartier, ou une visite-découverte de la ville de Québec (que j’ai toutes les deux loupées).

Étant arrivé le 26 Août, moi, trop empêtré que j’étais dans mon arrivée un peu en catastrophe, j’ai raté à peu près la moitié des activités proposées, je ne suis allé qu’aux buffets organisés à l’université (un repas gratuit quand on vient de débarquer en terre étrangère et qu’on galère fort, ça se refuse pas !) et aux séances d’accueil et d’initation au système de cours obligatoires. Le traitement diffère un peu selon votre date d’arrivée, demandez aux responsables qui seront sur place si vous pensez avoir raté quelque chose d’important.

La rentrée des associations

Les 4 et 5 septembre, c’est la rentrée des associations: pendant deux jours, les associations du campus prennent d’assaut le Pavillon Desjardins (le principal) et ont chacune un stand dans le grand atrium central. C’est l’occasion d’en apprendre plus sur les associations du campus et de vous renseigner si vous comptez avoir une vie associative.

C’est également l’occasion d’obtenir votre carte étudiante, et de vous inscrire pour obtenir votre carte de bus, car le RTC, le Réseau des Transports de la Capitale, fait exceptionnellement le déplacement à ce moment-là ! (Au lieu de le répéter à chaque fois, je le dis une fois pour toutes: pour toutes vos démarches, il vous faut votre passeport)

Pour la carte de bus, il vous faut en plus penser à amener un certificat de scolarité de l’université et 15$, on va vous prendre en photo, et tout devrait bien se passer. Votre carte est disponible dans les deux semaines qui suivent (la mienne était disponible le 17 septembre). Attention, en complément de cette démarche, il vous faudra aussi souscrire à un abonnement (on en reparle plus bas).

Deux jours à bloquer donc si vous comptez faire partie d’une association sur le campus durant votre année à Laval et vous mettre un peu au courant de ce qui existe.

La carte étudiante

Afin de pouvoir obtenir votre carte étudiante lors de la rentrée, assurez-vous de donner votre adresse postale à l’université le plus vite possible afin qu’ils vous envoient votre carte d’étudiant temporaire. Si vous êtes un peu en retard sur vos démarches et que vous avez déjà été inscrit par votre directeur de programme sur l’intranet de l’université (CAPSULE), vous pouvez éviter d’aller faire la queue au bureau du registraire en modifiant votre adresse sur Internet. Vous pouvez aussi aller demander votre carte au bureau du registraire, mais on ne peut pas savoir avec précision quand elle est prête. Attendez donc plutôt qu’ils vous l’envoient par la poste plutôt que de prendre le risque d’aller au registraire pour rien (surtout qu’à de très rares exceptions, genre activité associative ou examen, elle ne vous sert pas à grand chose au quotidien…).

Personnellement, j’ai communiqué mon adresse à l’université assez tardivement (le 1er septembre), ma carte temporaire a donc mis du temps à arriver et je ne l’avais pas pendant la rentrée.

Pas de panique ! Plusieurs sessions sont ré-organisées par la suit en Septembre et même en Octobre pour les retardataires.

 

 

 

Le réseau Wi-Fi

Autre question très importante quand on débarque sur le campus avec à peu près rien sauf son ordinateur portable: comment on se connecte au Wi-Fi ?

Il faut savoir que votre compte n’est activé qu’après être passé au registraire. Ensuite, il devrait être activé dans les 48h (les serveurs de Capsule se mettent à jour vers 2h du matin…) qui suivent.

Le nom du réseau auquel se connecter est eduroam. Pour s’y connecter vous aurez besoin de votre IDUL (le login pour se connecter au réseau est en fait « votre IDUL@ulaval.ca »et de votre NIP (en tant que mot de passe), comme pour tout ce qui concerne le réseau interne de Laval. Il est disponible sur tout le campus et en extérieur (tant qu’on ne s’éloigne pas trop des bâtiments), donc profitez-en !

Si vous avez vraiment besoin d’un accès Internet tout de suite en arrivant, comme d’hab, vous pouvez aller au salon d’accueil le temps que votre compte soit activé, ou vous renseigner du côté du service technique de l’Université pour qu’ils vous créent des identifiants temporaires. Cependant, à titre d’exemple, pour moi ça marchait dès le lendemain de mon passage au registraire, donc a priori, pas besoin de s’en soucier plus que ça.

Imprimer

Une chose qui n’est pas forcément évidente quand on débarque sur le campus est comment se débrouiller pour imprimer.

Les premiers jours, le salon d’accueil des étudiants étrangers met à disposition des ordinateurs et des imprimantes en libre service pour que vous puissiez imprimer ce dont vous avez besoin (n’imprimez pas 40 pages, non plus…).

Après (passé le 4 septembre), c’est différent. Il va falloir vous adresser au Service de reprographie, divisé en « comptoirs » répartis sur l’université. Deux solutions s’offrent alors à vous:

  • envoyer un mail au comptoir de votre choix avec en pièce jointe un fichier à imprimer, et aller chercher et payer votre impression au comptoir
  • imprimer vous-même sur un poste libre-service de l’université. Vous verrez se balader un peu partout des stations d’impression dans les couloirs, mais malheureusement, elles ne fonctionneront pas ! En effet, elles vous demanderont d’insérer votre carte de reprographie… Mais qu’est-ce donc ? Allez à un comptoir en acheter une. Normalement, tous les comptoirs ont une machine permettant de vous en procurer une pour la modique somme de 1$. Ensuite, vous créditez de l’argent dessus avec cette même machine, et vous pourrez imprimer sur le campus tout seul comme un grand ! En repérer une pas loin de vos salles de cours peut vous éviter un long voyage jusqu’à un comptoir à chaque fois qu’il faut imprimer une bête page. Vous lancez l’impression depuis un PC normal, puis vous allez sur la station de gestion de l’imprimante (un PC à part), vous insérez votre carte de reprographie, vous sélectionnez votre document dans la liste, l’argent est débité de la carte et normalement, magie ça s’imprime !

 

Voilà qui est assez dit pour le moment.

Mais ce n’est pas tout ! Je ferai un autre article concernant toutes les procédures comme la sécurité sociale, l’électricité, les télécoms, le bus… Il y a là aussi beaucoup à dire.

Et puis aussi sûrement une galerie des photos que j’ai pu prendre depuis le début…

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