La fête est finie : Une réponse à VICE

Je lis Vice de temps en temps, surtout pour leurs reportages déjantés et abordant parfois un point de vue décalé et intéressant. Et puis parfois, il y a ce que j’appelle les « articles ouin-ouin », ceux dans lesquels un journaliste nous explique pourquoi notre génération (laquelle en fait ? les Y ? les Z ? les W ? On ne sait pas trop) est trop doomed et que mourir d’une overdose d’héroïne demain (ou équivalent) est encore la moins pire chose qui puisse nous arriver pour abréger nos souffrances (en substance. Héroïne, substance… Tu l’as ? Héhéhé).

Une expérience de pensée que je souhaitais faire depuis un moment, c’est un « droit de réponse » d’un des principaux intéressés (un membre de la génération décrite, quoi) à un de ces articles. Déconstruisant les affirmations faciles, les quelques sophismes, et certaines vérités, je me suis rendu compte que je suis parfois d’accord avec certaines choses, pas d’accord sur d’autres que je pensais consensuelles, et parfois pour des raisons inattendues.

La fréquentation de ce petit blog n’a rien à voir avec celle de VICE mais voilà à quoi cela pourrait ressembler. 🙂  Je réponds à cet article : Notre génération ne sait plus quand s’arrêter de faire la fête.

Petite précision d’emblée : je sais bien que le ton acidulé de Vice est le plus souvent un brin sarcastique et pas totalement sérieux. Cette réponse se veut dans le même ton, ne prenez pas tout ce que j’écris au premier degré le plus strict.

Et je sais aussi que l’auteur d’origine est anglais et ne décrit peut-être pas le même monde que moi, mais je pense qu’il y a suffisamment de similitudes pour que la réponse soit pertinente.

Conversation virtuelle avec un journaliste qui ne la lira probablement jamais, et qui ne doit de toute façon même pas lire le français.

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Twin Peaks, le retour : Is it future or is it past ? Les deux mon capitaine

Terminée il y a quelques semaines à peine, la dernière saison de Twin Peaks, la série télé phare de David Lynch et Mark Frost dans les années 90 a déjà beaucoup fait parler d’elle. Si son accueil général est mitigé (les audiences sont mauvaises), les fans de la série et de David Lynch en général (dont moi !) sont aux anges avec ces dix-huit nouveaux épisodes où le réalisateur a pu déchaîner son style de réalisation si particulier.

Retour sur le retour (ah !) au pays halluciné des démons en costard qui parlent à l’envers et de la mystérieuse Black Lodge, ce lieu mystique au sol en zigzag et aux rideaux rouges…

Cet article contient des révélations sur la nouvelle saison et les anciennes, si vous voulez regarder la série sans rien connaître de l’intrigue, ne lisez pas !

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Two dangers of modern C++

I’d like to talk here about two not-so-new features of C++ (auto types and lambda functions) that managed to bite me recently, even though I thought I knew them well enough (I still do!).

According to me, it doesn’t show that one should ditch them into oblivion and never use them (but some people make their life easier by doing so), but clearly that they should be handled with care, as they more or less act as syntactic sugar on C++ type system, which can be, unfortunately, both overly rigid (which is why we use them in the first place) and overly flexible (which is usually why bugs get in our way).

Let’s get to the point.

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Lecture : Dr Bloodmoney de Philip K. Dick

 

Cette critique est une version un peu modifiée de celle que j’ai écrite sur Babelio.

Dr Bloodmoney (dont le titre final « Dr. Bloodmoney, or How We Got Along After the Bomb » aurait été inspiré du « Dr. Strangelove or: How I Learned to Stop Worrying and Love the Bomb » de Stanley Kubrick) est un roman de science-fiction écrit par Philip K. Dick publié en 1965.

Il ne s’agit pas de son roman le plus connu, mais à sa lecture, on s’aperçoit assez rapidement qu’il s’agit d’une des œuvres séminales du genre post-apocalyptique, tant sa structure, les thèmes abordés et son style particulier ont très probablement inspiré nombre de productions ultérieures du même genre.

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Namasté, pas forcément ma tasse de thé

Le week-end dernier, j’étais en visite à Bordeaux à l’occasion de la huitième édition du « super-concert » de psy-trance Namasté qui y avait lieu, dont j’avais notamment entendu parler du fait de la venue de Secret Vibes et Juno Reactor. (deux groupes qu’ils sont bien ! Peut-être le sujet d’un prochain « Lumière sur » ?)

Pour être bref, j’en suis ressorti avec un souvenir assez mitigé, pour plusieurs raisons. Et à l’heure de donner un avis sur ce show, je me suis rendu compte qu’en fait, il y avait pas mal à dire et que ça prendrait sûrement un article entier, donc le voici.

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Logo du Namaste

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[Review] H.P. Lovecraft et A. Derleth – Légendes du Mythe de Cthulhu I: L’appel de Cthulhu (Pocket)

Cette revue est publiée en parallèle de celle que j’ai écrite sur le site Babelio.

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Ce livre paru sous le titre « L’appel de Cthulhu » est, comme son titre ne le dit pas, une édition de plusieurs nouvelles d’auteurs divers ayant écrit sur l’univers créé par Lovecraft, regroupés en neuf nouvelles dont, malgré ce qu’on pourrait penser, seule celle éponyme (le culte Appel de Cthulhu, par Lovecraft himself en tête de recueil) parle réellement de Cthulhu, la créature, les autres histoires se contentant de partager le même univers.

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[Review] H.P. Lovecraft et A. Derleth – Le rôdeur devant le seuil (roman, J’ai Lu)

Cette revue est publiée en parallèle de celle que j’ai écrite sur le site Babelio.

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Le rôdeur devant le seuil est un roman qu’August Derleth, grand ami de Lovecraft, termina à partir d’un manuscrit de ce dernier, c’est pourquoi le roman porte le nom des deux auteurs.

Que peut-on en dire ?
Déjà que c’est un roman très proche de celles qu’a déjà écrit Lovecraft: il est ici question d’envoûtements et d’invocations de créatures maléfiques, mais le style et l’histoire sont globalement en-dessous que ce à quoi Lovecraft avait habitué ses lecteurs.

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[Review] H.P. Lovecraft – Par-delà le mur du sommeil (recueil, Folio SF)

Cette revue est publiée en parallèle de celle que j’ai écrite sur le site Babelio.

par-dela-le-mur-du-sommeil-92549« Par-delà le mur du sommeil » de Folio SF est un recueil de nouvelles contenant les histoires suivantes : Par-delà le mur du sommeil, Les rats dans les murs, Le monstre sur le seuil, Celui qui hantait les ténèbres et l’Affaire Charles Dexter Ward, à savoir que cette dernière, l’histoire la plus longue jamais publiée par Lovecraft, constitue les deux tiers du livre (environ 200 pages).

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[Review] H.P. Lovecraft – Les Montagnes Hallucinées (recueil, Hélios)

Cette revue est publiée en parallèle de celle que j’ai écrite sur le site Babelio.

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Le recueil Les Montagnes Hallucinées paru aux éditions Hélios est composé de six nouvelles: Dagon, La Cité sans Nom, Prisonnier des pharaons, L’appel de Cthulhu, Les Montagnes Hallucinées et Dans l’abîme du temps.

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